Comment savoir si sa toiture contient de l’amiante ?
Mis à jour le 12 octobre 2026
En bref
On ne peut pas le savoir à l’œil : seul un repérage par un diagnostiqueur certifié, avec prélèvements analysés, le confirme. Le doute porte surtout sur les plaques ondulées, ardoises, conduits et descentes en fibrociment des bâtiments antérieurs à 1997. Si l’amiante est confirmé, le retrait relève d’une entreprise certifiée, et la Métropole de Lyon organise la reprise des petites quantités d’amiante lié des particuliers.
Quels éléments de toiture peuvent contenir de l’amiante ?
Sur les toits, l’amiante se trouve surtout sous forme d’amiante lié au ciment, le fibrociment. La note d’information de la Métropole de Lyon cite parmi les déchets d’amiante lié les plus courants les plaques et tôles ondulées en fibrociment, les descentes d’eau en fibrociment et les cheminées en amiante-ciment. Elle précise que des matériaux vendus sous des noms commerciaux comme Eternit ou Glasal contenaient anciennement de l’amiante.
Les ardoises en fibrociment et les plaques posées sous les tuiles sont aussi à vérifier. L’amiante est interdit depuis le 1er janvier 1997 (décret du 24 décembre 1996) : des plaques plus récentes peuvent avoir exactement le même aspect sans en contenir, c’est pourquoi l’œil ne suffit pas.
Comment en avoir le cœur net ?
Regardez d’abord la date. Le diagnostic amiante est obligatoire à la vente d’un logement dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 : si vous avez acheté un bien de cette époque, retrouvez ce rapport dans votre dossier de vente. Selon service-public.fr, un diagnostic réalisé depuis le 1er avril 2013 a une durée de validité illimitée, mais il ne couvre que ce qui était visible lors de la visite.
Avant des travaux, le Code du travail impose au donneur d’ordre, au maître d’ouvrage ou au propriétaire de faire rechercher l’amiante avant toute opération exposant des travailleurs, pour les immeubles construits avant le 1er janvier 1997 (articles L4412-2 et R4412-97). Concrètement, si vous faites intervenir un couvreur sur une toiture de cette époque, un repérage amiante avant travaux, adapté au périmètre du chantier, doit être réalisé et transmis à l’entreprise. Il est réalisé par un diagnostiqueur certifié, que l’annuaire officiel des diagnostiqueurs permet de trouver.
Une toiture en amiante est-elle dangereuse ?
Le danger vient des fibres libérées dans l’air quand le matériau est cassé, percé, découpé, poncé ou brossé. Une couverture en fibrociment en bon état qu’on ne touche pas libère peu de poussière ; c’est le travail sur la toiture qui expose.
C’est pourquoi la Métropole de Lyon recommande de confier la manipulation de l’amiante à des professionnels. Elle déconseille fortement les outils à vitesse rapide, le balai et les chocs, qui dispersent les fibres. Évitez donc de nettoyer ou de démousser vous-même une toiture en fibrociment dont vous ignorez la composition.
Qui peut retirer une toiture en amiante ?
Le retrait d’amiante relève, dans le Code du travail, de travaux pour lesquels le donneur d’ordre doit faire appel à une entreprise justifiant d’une certification délivrée par un organisme certificateur (article R4412-129). Un couvreur non certifié ne peut donc pas déposer une couverture amiantée ; il intervient ensuite pour poser la nouvelle couverture.
Si un particulier retire lui-même de l’amiante lié chez lui, la note de la Métropole liste les précautions minimales :
- combinaison jetable et masque à filtre FFP3 ;
- démontage des fixations plutôt que casse, outils manuels ou vitesse lente ;
- humidification locale des matériaux, en tenant compte du risque électrique ;
- nettoyage à l’aspirateur à filtration absolue, jamais au balai ;
- déchets, vêtements et masque stockés dans des sacs étanches, et personnes non concernées tenues à distance.
Où déposer les déchets d’amiante dans la métropole de Lyon ?
L’amiante lié des ménages ne se dépose pas en déchèterie ordinaire. Selon la note d’information 2026 de la Métropole de Lyon, l’apport se fait uniquement après acceptation d’une demande préalable, sur le site agréé de Rhône Environnement à Saint-Genis-Laval. Les déchets doivent être emballés dans des doubles sacs plastiques résistants, scotchés et sans déchirure, sinon ils sont refusés ; les moins de 18 ans n’ont pas accès au site.
La Métropole prend en charge jusqu’à 200 kg par autorisation, sur 12 mois glissants, avec un apport par an et par usager ; au-delà, le surplus est payé par l’usager. Cette filière est réservée aux déchets des ménages : ceux produits par une entreprise, même chez un particulier, en sont exclus, et c’est l’entreprise de désamiantage qui les évacue.